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Copie de L’épidémie dans l’épidémie


L’épidémie dans l’épidémie 



Depuis presque un an, nos vies sont bouleversées, hantés par ce virus invisible.


Les premières statistiques commencent à pointer le jour : les hommes sont davantage touchés que les femmes et une catégorie en particulier, les hommes atteints d’obésité et d’un syndrome métabolique.
Une personne est atteinte du syndrome métabolique lorsqu’elle présente une obésité abdominale (= un tour de taille supérieur à 94 cm chez les hommes et 80 cm chez les femmes) et au moins deux des facteurs suivants :
• Un taux élevé de triglycérides 
• Un faible taux de cholestérol HDL 
• Hypertension artérielle 
• Un taux élevé de glycémie veineuse 
Malheureusement, parmi les personnes contaminées par le coronavirus, les malades obèses présentent un risque de décès de 2,68 à 4,1 fois supérieur à celui des patients n’étant pas en situation de surpoids. L’analyse des données médicales de plus de 6000 sujets en Californie a par ailleurs montré que c’est à part égale l’obésité et ses pathologies associées qui sont en cause.
L’obésité concerne en France aujourd’hui 17% des adultes. Ce fléau très présent dans la société est en train d’empirer avec la crise covid. Les salles de sport sont fermés depuis 4 mois, la multiplication des confinements sont sources d’un stress accru et en particulier sur cette population fragile, ce qui renforce cette epidemie d’obésité menaçante. Uber eats et les divers services de livraison avec leur facilité d’accès encourage les consommateurs à une surconsommation de produits de type fast-food : il suffit juste de choisir et de recevoir ce qu’on l’on aime sans aucun effort. La baisse de revenu des ménages et des jeunes actifs  entraînée par la crise contraint à privilégier le prix d’un produit à sa qualité nutritionnelle. Les adolescents et les étudiants passent de plus longues périodes au sein de leur appartement ce qui brouille totalement les sensations de faim et de rassasiement. Le frigidaire est à proximité et les fringales de sucreries et de sucres se font plus pressantes. Le fait de se retrouver seul confronté à un ordinateur toute la journée accroisse la sédentarité de cette jeunesse accablée par la souffrance psychologique entraînée par la covid. Il est dommage que depuis 8 mois, peu de choses aient évolués quand au remboursement des consultations diététiques ce qui encourageraient les citoyens à consulter davantage. De plus, aucune campagne de santé publique sur ce sujet précis n’a été mise en place. 

Rebecca Chocron 
Diététicienne nutritionniste Marseille 




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